ISSOIRE


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Site de la ville d'Issoire

" Issoire, bon vin à boire, belles filles à voir..."

Si il fallait désigner la ville la plus représentative de l'Auvergne, Issoire viendrait sûrement en tête du classement. Située au carrefour de deux parcs régionales, le Livadrois Forez et les volcans d'Auvergne et blottit dans la rayonnante plaine de l'Allier qui lui confèrent un lieu privilégié pour les échanges et la communication.

L'hôtel de ville


Au premier abord, la ville peut faire penser à une grosse bourgade, que l'on ne se trompe pas construite comme à la Napoléon, la ville se déroule comme une corne d'abondance. Son épicentre, au coeur de l'ancienne ville correspond à la place de la république qui accueille tous les samedi un important marché depuis le XVI siècles.

Une ceinture formée de boulevards (Manlière, Triozon Bayle, Jules Cibrand et Albert Buisson) qui marque les anciennes fortifications de la ville édifiées au XIV siècles pendant la période troublée de la guerre de cent ans entoure le vieux Issoire.


jardinIssoire va connaître à partir du XX siècles un accroissement de sa population dût à une forte industrialisation: forge, estampage, aéronautique, pièces automobiles qui fera croître la ville pour accueillir ce flux de mains d'oeuvres et développer une économie locale.

Au second millénaire, Issoire continue son extension, de nouvelles entreprises s'installent en périphérie et de nouveaux lotissements remplacent petit à petit les jardins et les terres de labours. La ville bénificie de plusieurs facteurs: l'exode rurale continue dans les montagnes ne pouvant offrir du travail et des services, le passage de l'école nationale technique des sous officiers d'active (ENTSOA) en bataillon professionelle, et les nombreuses entreprises trouvant à Issoire une désserte avec l'autoroute A 75 permetant d'être au centre de l'Europe.

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HISTORIQUE

 

La petite venise Auvergnate: Le patronyme d'Issoire viendrait du celte Iccio et duro," la ville sur les eaux" et de l'eau il y en à partout à Issoire. Sa provenance, le massif du Sancy, en arrivant dans la plaine de Perrier les eaux ralenties de la couze Pavin forment un estuaire avec la rivière Allier. Une partie s'infiltre dans les alluvions, l'autre partie est drainée par des béals qui desservent le bourg et les jardins. Autrefois on utilisait ces biefs avec des moulins:Guillard, Barrière, Confins, Espaillat, Filloirs, Aumône, Couteliers.
Qu'elle dommage de ne pas mettre en valeurs ces trésors et de les utiliser comme force énergétique et touristique... Chose faite , le bultin d'information du mois de novembre 2002 fait état d'un projet de mise en valeurs des biefs.

De son passé celtique on ne sait pas grand chose, les rares vestiges trouvaient indique la présence d'une nécropole gallo-romaine construite au début du second siècle ap jc.
L'événement majeur sera la venue de Saint Austremoine, disciple de Jésus au milieu du premier siècle pour évangéliser de nouvelles terres.
Beaucoup de légendes à propos de ce saint, il aurait été le fils de Judas née à Emmaüs, il rencontrât Cassius sénateur de Clermont à son arrivé. Ce dernier atteint de la lèpre fut guéri par le saint et convertit au christianisme. Il continua son chemin jusqu'à Issoire où il convertit au christianisme Lucius fils du procurateur romain. Homme cruel et méchant apprenant la conversion de son fils il ordonna la mort de l'apôtre et de celle de son fils, c'est ainsi qu'ils devinrent les premiers martyres d'Auvergne.

 

Cette version de l'histoire du christianisme ne correspond pas à la description que fait Grégoire de Tours évêque de Tours et historien français.
Pour lui, sept missionnaires auraient été envoyés par le pape de Rome au milieu du III siècles pour conquérir la Gaule. L'un d'entre eux se nommer Stremonius et mourut en confesseur . Saint Austremoine serait un dérivé germanique de Stremonius, ses reliques aurait séjournées quelques temps à Issoire puis à Volvic et vers 848 elles furent transférées à l'abbaye de Mozac.

On attribut la fondation d'un monastère à Saint Austremoine ou plus certainement à des disciples de l'apôtre. Un texte datant de 927 fait mention d'une abbaye dédiée à Saint Austremoine puis d'une église sous le vocable de Saint Austremoine et Saint Pierre. Au XII siècles on bâtira sur l'emplacement de l'ancien monastère l'actuelle église romane.

 

Une des treize bonnes villes de basse Auvergne

 

Une charte communale fut octroyée en 1270 par Alphonse de Poitier, permettant à la ville d'envoyer des représentants aux états généraux aux côtés du clergé et de la noblesse.voir un exemple: charte de besse
De retour des croisades Saint Louis séjourna à Issoire en août 1254, il voulut visiter l'hôtel-Dieu, mais à sa grande surprise celui ci se trouver en dehors des remparts de la ville alors qu'a l'intérieur des enceintes prés du moulin de l'Espaillat se trouvait une maison de fille de mauvaise vie qu'il fit expulser. L'hôpital fut installé prés de l'église Saint Austremoine rue de l'Ancien Hôpital avant de rejoindre en 1791 route de Parentignat le couvent des Capucins.
Les remparts s'agrandirent durant la période du moyen âge, l'emplacement de ceci entièrement détruit de nos jours est matérialisé par les boulevards circulaires extérieurs. Trois portes flanquées de tour permettaient l'accès à la ville: La porte du Pont au sud face au pont Charlemagne, la porte du Barbiziale au nord, à l'ouest la porte du Ponteil donnait accès à la montagne.

vue du sud

 

Le capitaine Merle et les guerres de religion

En 1540 la doctrine Luthérienne prêchait par un moine Jacobin venu d'Allemagne, va déclencher une longue période de terreur à Issoire. Petit à petit ces nouvelles idées venuent de l'est vont progresser et opposer catholiques et protestants dans une lutte idéologique. Sous l'intervention du bailli de Montferrand les protestants devront se retirer sous peine de mort. Plusieurs d'entre eux refusant d'abdiquer seront brûlés en place publique : 1547, Jean de Brugière sera le premier d'une longue liste. Il faudra attendre l'édit de janvier 1562 pour permettre au protestant de pratiquer leur culte en dehors des villes. Le calme était revenu temporairement, le 15 octobre 1575 le capitaine Merle chef des Huguenots s'empare par la force de la ville d'Issoire. Connu pour son engouement aux combats, le capitaine Merle de famille noble, protestant fanatique ménera une guerre sans pitié aux catholiques. "Avec lui, dit un de ses chefs, j'attaquerais l'enfer, fût il plein de 50000 diables."

Le 9 juin 1577, le duc d'Anjou frère du roi Henri III, à la tête d'une armée catholique tente de reprendre la ville mais échoue une première fois. Quatre jours plus tard, le 13 juin un nouvelle assaut est donné, cette fois ce sera le bon. Issoire est rasé, anéantie. Massacres, pendaisons, viols, pillages n'épargneront rien de la ville et on pouvait lire sur un écriteau "ICI FUT ISSOIRE"

Saint Austremoine