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Le Mont Dore était connu des celtes pour la vertu thérapeutique de ses eaux chaudes bien avant la venue des Romains, ces eaux étaient utilisées en bain dans des lieux appelés thermes (du grec Thermos). De nos jours, ils subsistent encore des thermes édifiés au II siècle par les romains, la légende nous raconte que la vertu des eaux a été découverte par les légionnaires de Jules César lorsque leurs chevaux, à bout de souffle, après avoir consommé ces eaux retrouvèrent santé et vitalité. Au moyen âge le village porté le nom de Saint Pardoux, patron de l'église , ermite creusois qui fit de nombreux miracles avec l'eau, par la suite on arriva à Boing puis les bains du Mont Dore.
C'est au cour d'un long périple de 22 ans à travers les entrailles de la terre, qu'un flocon de neige tombé sur le Puy de Sancy réapparaîtra chargé en gaz carbonique à une température comprise entre 38° et 44°.
C'est
sous l'impulsion de Napoléon III et de l'impératrice
Eugènie, jaloux du prestige des villes d'eaux Allemandes, qu'au
18° siècle le thermalisme va connaître son essor,
de nouveaux bâtiments à l'architecture inspirée
de l'antiquité et de l'orient vont succéder aux anciennes
thermes.
En 1805, Michel Bertrand, médecin et inspecteur des eaux au Mont Dore sera l'instigateur des thermes modernes en faisant acheter les thermes par le département il lancera un plan d'urbanisation pour transformer ce petit village de montagne mal desservit en un sanctuaire des eaux qui engendra les années folles des bains. Devenu premier magistrat de la ville, il régnera en grand seigneur sur cette or liquide, dirigeant les cures à la manière d'un dictateur où il fixera les indications médicales et les techniques de traitement des maladies des voies respiratoires.
Un témoignage de l'époque est éloquent: En 1820 la duchesse de Berry, de retour à Paris après une cure au Mont Dore, revient éclatante de fraîcheur en clamant qu'elle voudrait être auvergnate, le bruit se répand dans tous les salons parisiens, la mode est lancée le gratin parisien va partir à l'aventure et prendre d'assaut la station de montagne même s'il ne souffre d'aucune maladie, l'important est d'être vu. Les choses épiques débutent dès le départ de la place de Jaude à Clermont Ferrand, ou mêlée avec la population locale au parlé patois, moitié jurons entouré de leurs volailles, cochons, et autres denrées périssables nos parisiennes pomponnantes dépareillent durant le voyage qui les mène à l'endroit de leurs convoitises, mais qu'importe il faut savoir souffrir pour être belle et en bonne santé, tout en pensant comment la duchesse à pu supporter un tel voyage au milieu des sauvages. Le plus dure rester à venir, l'arrivé au Mont Dore au milieu des vaches et des chèvres où se distingue de misérables chaumières ne laisse présager rien de bon pour la suite du séjour, d'autant plus que le bon docteur Bertrand était un homme autoritaire et n'avait que faire de ces demoiselles en bonne santé ainsi il leur administrait un traitement de faveur: bain à trois heures du matin quand il était de bonne humeur sinon c'était des bains froids, après tout, pour soigner le snobisme n'importe quel traitement suffit, ainsi nos précieuses se pliaient au règlement malgré leurs vives protestations les gardiens restaient intraitables, et c'est en pleine nuit, en chaise à porteur, qu'elles rejoignaient en peignoir et sabots les baignoires à 36° degré. Il
arrivé parfois que le docteur entrant, sans frapper, trouvait
ses patientes en tenue d'ève et si par malheur l'une d'entre
elle s'avisait de protester elle se voyait rétorquer que depuis
plusieurs années il voyait ses patients nus des deux sexes
et que cela lui faisait autant d'effet qu'un marchand de vaches examinant
les bêtes à la foire. Finalement
celles qui résisteront à ce régime austère,
apprécieront le charme du Mont Dore, de ses eaux et du traitement
particulier du médecin. En
1856 on améliorera les voies de communications avec un service
régulier de diligences entre Clermont Ferrand et le Mont Dore
par la Bourboule, puis en 1889 le chemin de fer entre Laqueille et
le Mont Dore viendra compléter l'accès au flux de curistes
toujours de plus nombreux.
De nos jours, les eaux les plus siliceuses de France soignent des milliers de personnes atteintent d'asthmes, d'affections respiratoires et de rhumatismes par l'intermédiaire des sources Madeleine, César, les Chanteurs et Ramond utilisées en boissons, bains, douches, inhalations et pulvérisations.
Le ski a vu le jour en 1902 en Auvergne sur l'autre versant, à Besse en Chandesse, sous l'impulsion de l'abbé Blot qui, de retour d'un voyage en Autriche, fera importer deux paires de ski, il initiait ses paroissiens au ski en leur prêchant l'utilité de cet outil qui permettait de ce déplacer de ferme en ferme et de hameau en village. La fièvre blanche fera effet de boule de neige et le Mont Dore deviendra la troisième station de France après Chamonix et Megève.
L'essor
ne se fera pas attendre, c'est le succès, bénéficiant
des infrastructures du thermalisme et surtout du chemin de fer qui
déverse sans relâche les adeptes de ce nouveau sport. Dans
les années trente, les courses de ski sponsorisées par
les grands hôtels attirent de plus en plus de monde, le 8 mars
1936 la coupe Gilbert Sardier, course internationale, amène
une foule considérable, il devient urgent de s'agrandir surtout
que la compagnie des chemin de fer propose d' amener les skieurs de
Paris en moins de huit heures au départ de Paris.
L'engouement
pour les sports d'hivers va amener un projet titanesque, la construction
d'un téléphérique à 1736 mètre
d'altitude permettant de desservir les skieurs au pied du Sancy.
Les
années avant guerre seront les plus belles, le Mont Dore deviendra
le champ de neige parisien, vedettes, célébrités
et personnages médiatiques de l'époque se bousculeront
sur les pistes de skis.
Aujourd'hui,
le ski en Auvergne va fêter ses 100 ans: un siècle d'
histoire. Le massif a décidé de s'unir par l' intermédiaire
d'une communauté de communes regroupant les trois centres de
ski (SuperBesse, le Mont Dore, et Chastreix ) + les communes entourant
le sancysancy.La station du Chambon des neige est définitivement
fermée.
L'aménagement du massif est vital pour la survie
de milliers d'emplois et l'économie difficile des communes
de montagne. Le regroupement des communes devrait permettre une meilleure
gestion du produit neige, et de maintenir une activité économique
garant d'une sauvegarde d'emploi et la sauvegarde des services publics
en milieu montagnard.
Une politique neige commune est indispensable pour l'avenir du Sancy mais elle doit se faire dans un milieu naturel, la difficulté est de concilier activité et protection de l'environnement afin de garantir au génération future des repères naturels.
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