LE MONT DORE


accueil | Contact | Histoire | Thermalisme | Sport d'hiver | Avenir

SUPER BESSE

HISTOIRE

Le Mont Dore était connu des celtes pour la vertu thérapeutique de ses eaux chaudes bien avant la venue des Romains, ces eaux étaient utilisées en bain dans des lieux appelés thermes (du grec Thermos). De nos jours, ils subsistent encore des thermes édifiés au II siècle par les romains, la légende nous raconte que la vertu des eaux a été découverte par les légionnaires de Jules César lorsque leurs chevaux, à bout de souffle, après avoir consommé ces eaux retrouvèrent santé et vitalité.

Au moyen âge le village porté le nom de Saint Pardoux, patron de l'église , ermite creusois qui fit de nombreux miracles avec l'eau, par la suite on arriva à Boing puis les bains du Mont Dore.


Station du Sancy

C'est au cour d'un long périple de 22 ans à travers les entrailles de la terre, qu'un flocon de neige tombé sur le Puy de Sancy réapparaîtra chargé en gaz carbonique à une température comprise entre 38° et 44°.

Source César

LE THERMALISME

C'est sous l'impulsion de Napoléon III et de l'impératrice Eugènie, jaloux du prestige des villes d'eaux Allemandes, qu'au 18° siècle le thermalisme va connaître son essor, de nouveaux bâtiments à l'architecture inspirée de l'antiquité et de l'orient vont succéder aux anciennes thermes.
Somptueux,luxueux, ce nouveau temple de l'eau voué à la santé, édifié par l'architecte Charles Ledrut en 1817 va devenir l'apanage d'une clientèle riche et oisive et attirera les mondanités du tout Paris: Chateaubriand, la duchesse de Berry, George Sand n'auront d'yeux que pour le Mont Dore.

En 1805, Michel Bertrand, médecin et inspecteur des eaux au Mont Dore sera l'instigateur des thermes modernes en faisant acheter les thermes par le département il lancera un plan d'urbanisation pour transformer ce petit village de montagne mal desservit en un sanctuaire des eaux qui engendra les années folles des bains.

Devenu premier magistrat de la ville, il régnera en grand seigneur sur cette or liquide, dirigeant les cures à la manière d'un dictateur où il fixera les indications médicales et les techniques de traitement des maladies des voies respiratoires.

Le principal obstacle au développement de la station des eaux est l'accès, l'état des routes est catastrophique, il faut pas moins de 4 jours de diligence de Paris à Clermont Ferrand
puis une grosse journée de calèche par des chemins escarpés.

Un autre aspect négatif est l'hygiène et l'état déplorable des hôtels

Un témoignage de l'époque est éloquent: En 1820 la duchesse de Berry, de retour à Paris après une cure au Mont Dore, revient éclatante de fraîcheur en clamant qu'elle voudrait être auvergnate, le bruit se répand dans tous les salons parisiens, la mode est lancée le gratin parisien va partir à l'aventure et prendre d'assaut la station de montagne même s'il ne souffre d'aucune maladie, l'important est d'être vu.

Les choses épiques débutent dès le départ de la place de Jaude à Clermont Ferrand, ou mêlée avec la population locale au parlé patois, moitié jurons entouré de leurs volailles, cochons, et autres denrées périssables nos parisiennes pomponnantes dépareillent durant le voyage qui les mène à l'endroit de leurs convoitises, mais qu'importe il faut savoir souffrir pour être belle et en bonne santé, tout en pensant comment la duchesse à pu supporter un tel voyage au milieu des sauvages.

Le plus dure rester à venir, l'arrivé au Mont Dore au milieu des vaches et des chèvres où se distingue de misérables chaumières ne laisse présager rien de bon pour la suite du séjour, d'autant plus que le bon docteur Bertrand était un homme autoritaire et n'avait que faire de ces demoiselles en bonne santé ainsi il leur administrait un traitement de faveur: bain à trois heures du matin quand il était de bonne humeur sinon c'était des bains froids, après tout, pour soigner le snobisme n'importe quel traitement suffit, ainsi nos précieuses se pliaient au règlement malgré leurs vives protestations les gardiens restaient intraitables, et c'est en pleine nuit, en chaise à porteur, qu'elles rejoignaient en peignoir et sabots les baignoires à 36° degré.

Il arrivé parfois que le docteur entrant, sans frapper, trouvait ses patientes en tenue d'ève et si par malheur l'une d'entre elle s'avisait de protester elle se voyait rétorquer que depuis plusieurs années il voyait ses patients nus des deux sexes et que cela lui faisait autant d'effet qu'un marchand de vaches examinant les bêtes à la foire.

Finalement celles qui résisteront à ce régime austère, apprécieront le charme du Mont Dore, de ses eaux et du traitement particulier du médecin.

Therme

En 1856 on améliorera les voies de communications avec un service régulier de diligences entre Clermont Ferrand et le Mont Dore par la Bourboule, puis en 1889 le chemin de fer entre Laqueille et le Mont Dore viendra compléter l'accès au flux de curistes toujours de plus nombreux.

 

De nos jours, les eaux les plus siliceuses de France soignent des milliers de personnes atteintent d'asthmes, d'affections respiratoires et de rhumatismes par l'intermédiaire des sources Madeleine, César, les Chanteurs et Ramond utilisées en boissons, bains, douches, inhalations et pulvérisations.

 

SPORT D'HIVERS

Le ski a vu le jour en 1902 en Auvergne sur l'autre versant, à Besse en Chandesse, sous l'impulsion de l'abbé Blot qui, de retour d'un voyage en Autriche, fera importer deux paires de ski, il initiait ses paroissiens au ski en leur prêchant l'utilité de cet outil qui permettait de ce déplacer de ferme en ferme et de hameau en village. La fièvre blanche fera effet de boule de neige et le Mont Dore deviendra la troisième station de France après Chamonix et Megève.

Station du Sancy

L'essor ne se fera pas attendre, c'est le succès, bénéficiant des infrastructures du thermalisme et surtout du chemin de fer qui déverse sans relâche les adeptes de ce nouveau sport.
En 1912,45 trains spéciaux permettent d'amener une nouvelle clientèle friande de ski, de patin à glace, promenades en traîneau et pour les plus téméraires de pratiquer le tremplin, ce bel élan sera stoppé pendant la guerre de 14 - 18, mais repartira de plus belle après la guerre, le temps de l'or blanc est lancé.

Dans les années trente, les courses de ski sponsorisées par les grands hôtels attirent de plus en plus de monde, le 8 mars 1936 la coupe Gilbert Sardier, course internationale, amène une foule considérable, il devient urgent de s'agrandir surtout que la compagnie des chemin de fer propose d' amener les skieurs de Paris en moins de huit heures au départ de Paris.
Elle proposera, à la ville de traverser la ville pour amener les trains au pied des pistes, cette dernière refusera, avec du recul cette décision handicapera le Mont Dore plus tard, où les adeptes du ski veulent tout sur place, sa rivale Besse ne fera pas cette erreur.

 

Le Téléphérique

L'engouement pour les sports d'hivers va amener un projet titanesque, la construction d'un téléphérique à 1736 mètre d'altitude permettant de desservir les skieurs au pied du Sancy.
Les deux promoteurs de ce projet sont des aviateurs célèbres, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte pour leur exploit d'avoir raillé Paris - NewYork sans escale en 1930 à bord du point d'interrogation.
Le projet était aussi audacieux que de traverser l'atlantique, malgré les critiques défavorables leur prédisant la ruine, les travaux débutaient en juillet 1936 et le 17 Janvier 1937 Léo Lagrange, secrétaire d'état aux sports et loisirs, inaugura le téléphérique et ses deux cabines Jacqueline et Marie baptisées en l'honneur des deux épouses.

 

Les années avant guerre seront les plus belles, le Mont Dore deviendra le champ de neige parisien, vedettes, célébrités et personnages médiatiques de l'époque se bousculeront sur les pistes de skis.
La grande guerre mettra un coup de carre à cette période de prospérité, après la guerre les sport d'hivers se démocratiseront, une clientèle moins aisée pourra bénéficier du bienfait du ski, les investissements se feront au compte goutte, un deuxième téléphérique naîtra en 1962, un téléski le Ferrand sud permettra la liaison avec Super Besse.

 

L'AVENIR

Aujourd'hui, le ski en Auvergne va fêter ses 100 ans: un siècle d' histoire. Le massif a décidé de s'unir par l' intermédiaire d'une communauté de communes regroupant les trois centres de ski (SuperBesse, le Mont Dore, et Chastreix ) + les communes entourant le sancysancy.La station du Chambon des neige est définitivement fermée.
La neige naturelle s'est retirée au-dessus de 1500 mètres, l' enneigement artificiel efficace et le reprofilage des pistes ont permis de sauver les dernières saisons pour les deux grandes stations, le réchauffement climatique prévu par les scientifiques, mythe qui est devenu une réalité aujourd'hui, laisse présager d'un avenir incertain et peu propice aux investissements de liaisons des stations, de plus le climat sévère au-dessus de 1600 mètres laisse peu de belles journées pour envisager de rentabiliser les installations, A l'heure actuelle seule Super-besse et le Mont-dore sont reliés, 2005 a vu la modernisation des téléskis de jonction après des années de procédures judiciaires avec les organismes écologiques.


Le givre phénomène naturel est l' ennemi n°1 des remontées mécaniques au dessus de 1600 mètre en Auvergne
. L'air chaud et saturé en eau, au contact des pylônes, câbles, poulies plus froids forme une enveloppe de glace empêchant tout fonctionnement.

Le dégivrage se fait manuellement par les employés des remontées à l'aide de pied de biche, cette opération longue et dangereuse est obligatoire tous les jours de givre (novembre à mars) sinon le poids de la glace peut rompre les installations, (câble du Ferrand sud janvier 2002).

Ce facteur climatique rend difficille l'aménagements à une altitude de 1800 mètres et reviendrai à défigurer ce site naturel fragile et serai contraire avec la loi montagne et remettrai en cause le site naturel de Chaudefour et le projet de classement de la vallée de la Fontaine Salée .La liaison Super-besse - le Mont-dore s'est effectué avec un cahier des charges très strict.

 


Reprofilage en douceurle givre

L'aménagement du massif est vital pour la survie de milliers d'emplois et l'économie difficile des communes de montagne. Le regroupement des communes devrait permettre une meilleure gestion du produit neige, et de maintenir une activité économique garant d'une sauvegarde d'emploi et la sauvegarde des services publics en milieu montagnard.

 

Une politique neige commune est indispensable pour l'avenir du Sancy mais elle doit se faire dans un milieu naturel, la difficulté est de concilier activité et protection de l'environnement afin de garantir au génération future des repères naturels.